lundi 30 novembre 2009

Index par types d'aliments

Ce blog s'est ouvert pour désencombrer mon blog principal Je Suis Comme Je Suis, lui retirer les recettes, lui retirer cette procédure en cuisine. J'y laisse des petits goûts, des saveurs, des impressions olfactives de cuisine aussi mais il est bon de répertorier ailleurs ce qui arrive dans nos assiettes.
J'ai ouvert ce blog aussi pour répondre à une autre demande: celle de varier au maximum mon alimentation et lui donner des repères. Par exemple retrouver une recette que la famille a aimé. Par exemple aussi ne plus prendre une heure à chaque fois pour accommoder un poisson, pour trouver les alliances de saveurs.

Ce n'est en rien un blog sublissime de recettes, de découvertes, de saveurs sophistiquées ou de merveilles de technicité. Ce n'est juste qu'un livre ouvert pour mieux me retrouver, pour aussi faire un point sur mon alimentation.
C'est un point de départ aussi vers une plus grande pérennité dans mes choix (alimentation vivante quotidienne) ainsi qu'un début de chemin vers une autre façon de m'alimenter... plus sereine, moins compulsive, loin des régimes et pourtant amenant à terme une reprise en main de ma corpulence, de mon bien-être.

C'est pourquoi les index sont si "différents".

Vous trouverez dans le "type d'aliments" les grandes sous-catégories de produits:
- les légumes (qu'elles soient racines, feuilles, gousses, -fruits, tubercules, bulbes ou tiges)
- les protéines végétales (tofu, seitan, tempeh ou encore herbes sauvages très protéinées mais aussi tofu soyeux présent dans les desserts)
- les viandes (de toutes espèces)
- les poissons ou fruits de mer
- les légumineuses (tous les légumes secs)
- les fruits
- les céréales
- les oeufs

Halava de betterave rouge aux pistaches crues

La betterave rouge dans un autre dessert délicieux... mon homme n'a pas trouvé l'ingrédient employé!

Halava de betterave rouge et carotte
3 grosses betteraves cuites
1 carotte
1 noix de beurre
1/4 litre de lait
1 cuillérée à soupe de sirop d'agave
1 grosse poignée de pistaches crues et non salées

Mixez les betteraves et râpez la carotte. Mettez-les dans une casserole à fond épais avec le beurre quelques minutes en tournant bien. Rajoutez le lait et le sirop d'agave. Continuez la cuisson en mélangeant très régulièrement pour que le mélange ne colle pas jusqu'à complète absorption du liquide. Le mélange doit changer de couleur et se détacher nettement des parois (presque graisseux). Comptez 20 minutes environ.

Rajoutez les pistaches, mélangez et mettez la pâte dans un plat avec 1 à 2 centimètres d'épaisseur. Laissez refroidir à température ambiante puis mettez le tout au réfrigérateur pendant environ 2 heures. Le jour même, le mélange est encore pâteux, le lendemain vous pourrez le couper en part.

samedi 28 novembre 2009

Ce diable de mochi, se dit le chat... de SOSEKI

Voilà un hommage à un livre que je relis avec grand plaisir « Je suis un chat » de Natsume SOSEKI. Ce long extrait brosse le tableau d’un chat qui se débat avec ce diable gluant (mochi) : si vous n’êtes pas fan du comportement félin et non curieux de ce met japonais…passez votre chemin…sinon arrêtez vous un instant : vous aurez le droit à un peu d'humour et quelques réflexions philosophiques…

*source SHOTEI

"Le morceau de mochi que j’ai vu ce matin est toujours là, avec les mêmes couleurs, collé au fond du bol. Je dois avouer que je n’ai jamais encore mangé de mochi. Il a l’air bon, et cependant il me met légèrement mal à l’aise. J’écarte de ma patte avant les légumes qui le recouvrent et je m’aperçois que mes griffes deviennent gluantes à son contact. Son odeur est celle du riz que l’on transfère de la marmite dans la boîte où l’on met pour le servir. Je regarde autour de moi, hésitant à le manger. Par chance, ou peut-être pour mon malheur, personne ne vient. La bonne, O-San, joue au volant, son visage indiquant qu’elle se moque de savoir si nous sommes à la fin de l’année ou au printemps. Dans une pièce du fond, les enfants chantent « que dis-tu, petit lapin ? » C’est maintenant ou jamais. Si je laisse fuir cette chance, il me faudra vivre jusqu’à l’année prochaine sans connaître le goût de ce qu’on appelle mochi. Tout chat que je suis, je comprends à cet instant une vérité profonde : l’occasion fait le larron. A vrai dire, je n’ai pas tellement envie de manger du zoni, et même, plus je regarde ce qui se trouve au fond du bol, plus je me sens mal à l’aise. Maintenant cela me dégoutte. Si O-San ouvrait la porte de la cuisine, j’abandonnerais le bol sans aucun regret et je ne me soucierais plus du zoni jusqu’à l’année prochaine. Mais voilà, personne ne vient, j’ai beau prendre tout mon temps, personne ne vient. Et je sens malgré tout quelque chose m’inciter à manger. Tout en contemplant l’intérieur du bol, je prie pour que quelqu’un se montre vite, mais personne ne vient. Il me faut donc manger du zoni. Enfin, faisant porter tout mon poids sur le bol comme pour y tomber, je plante mes dents fermement dans un petit coin du morceau de mochi. Avec la vigueur que j’ai mise à mordre, j’aurais dû pouvoir couper presque n’importe quoi, mais à ma stupéfaction, mes dents restent immobilisées quand je tente de retirer ma prise ! J’essaie de mordre plus profondément, mais je ne peux plus remuer les mâchoires. Je me rends alors compte que les mochi sont des démons, mais il est déjà trop tard. Comme un prisonnier dans un marécage se débat pour en sortir, plus je mords, plus ma bouche devient lourde, et plus mes dents sont progressivement enserrées. Elles ont bien prise sur le mochi, mais celui-ci ne cède pas et je ne peux plus rien faire. L’esthète Meitei a fait un jour observer à mon maître qu’il est insondable : c’est un sage remarquable. Ce mochi est aussi insondable que mon maître. Je peux mordre et mordre, cela n’a pas de fin, comme la division de dix par trois. J’arrive à une deuxième vérité profonde dans ce tourment : « Tout être vivant peut pressentir par intuition si une action est approprié ou non ». J’ai déjà découvert deux vérités, mais le mochi qui m’emprisonne en retire tout le plaisir, il happe mes dents qui me mettent au supplice comme si on les arrachait ; si je ne me hâte pas de couper ce morceau, O-San va arriver et les enfants, qui semblent avoir fini leur chanson, accourront certainement à la cuisine. Au comble du martyre, je secoue ma queue en tous sens, je dresse et couche mes oreilles, mais tout en vain ; d’ailleurs, ma queue et mes oreilles n’ont aucun rapport avec le mochi et je renonce quand je m’aperçois que je les agite en pure perte ; à la longue, je conclus que la seule chose à tenter est de repousser le mochi avec mes pattes de devant, et je donne d’abord quelques coups de ma patte droite près de ma bouche, mais le piège qui me retient ne se relâche pas pour si peu, je presse alors ma patte gauche et je décris des cercles furieux avec ma tête, en prenant ma bouche comme centre, mais cette danse ne suffit pas à conjurer le démon. Puis je me dis que la patience s’impose et j’appuie alternativement à gauche et à droite ; mes dents restent toujours collées dans le mochi. « Ah, ça suffit ! » m’emporté-je, et j’utilise mes deux pattes ensemble. A mon grand étonnement, je réussis à me tenir sur mes pattes de derrière, avec la vague impression de ne plus être un chat. Mais cela n’a aucune importance dans ma situation et, prenant la résolution de lutter jusqu’à ce que ce diable de mochi lâche prise, je me racle le visage dans tous les sens. L’agitation furieuse de mes pattes de devant me fait parfois perdre l’équilibre, que je dois rattrapper avec mes pattes de derrière, et je ne peux pas rester sur place ; je parcours ainsi toute la cuisine en bonds désordonnés. Modestie mise à part, j’arrive fort habilement à rester dressé sur deux pattes. Une troisième vérité m’illumine brusquement : « La nécessité rend ingénieux, c’est une grâce du Ciel. » J’ai été élu pour recevoir cette grâce, et je me débats toujours aussi violemment avec le mochi lorsqu’il me semble entendre un bruit de pas à l’intérieur de la maison."

Tofu à l'oeuf brouillé de petit-déjeuner

J'ai toujours aimé le petit-déjeuner sans vraiment trouver mes marques jusqu'à l'âge adulte. Quoique j'avais une idée lors de mon séjour chez ma correspondante allemande et lors de mes vacances au Luxembourg chez ma tante: un petit-déjeuner assez salé en fait, du fromage souvent, de la charcuterie pourquoi pas, des œufs, du pain (souvent mais pas indispensable) et du poisson aussi.
J'ai aussi mes périodes asiatiques, plus à l'honneur en ce moment, une soupe miso encore régulièrement et dernièrement une recette rentrée dans mes préférées: le tofu à l'œuf brouillé.


Tofu à l'œuf brouillé du petit-déjeuner
pour 1 personne:
100g de tofu
1 œuf
sel, poivre (ou shoyu)
de l'huile d'olive

Émiettez le tofu et faites-le dorer dans une poêle avec un peu d'huile. Rajoutez au dernier moment l'œuf et brouillez-le. Assaisonnez (pour le shoyu attention à la chaleur de la poêle, il se solidifie presque).

Avec un thé et une soupe miso et son beau morceau de mochi... rappelez-vous ce mochi... Bon allez, c'est bien pour vous, je remets ici le billet sur ce duel entre un mochi et un chat (voir le prochain billet)

jeudi 26 novembre 2009

Salade de potimarron cru aux pistaches et pignons

Et dire que l'homme ne l'aime pas cuit... en cru, il a été dévoré ce potimarron.


Salade de potimarron cru
1/2 potimarron
2 cuillerées à soupe d'huile d'olive
1 poignée de pistaches crues non salées
1 poignée de pignons
1 cuillérée à soupe de gomasio
le jus d'1/2 citron
1 cuillérée à café de vinaigre d'umébosis
1 poignée de persil plat
1 poignée de ciboulette

Râpez le potimarron avec la peau. Arrosez d'huile d'olive, du jus de citron et du vinaigre d'umébosis et rajoutez les herbes hachées. Réservez à température ambiante 1 ou 2 heures.

Torréfiez à sec les pistaches et pignons. Incorporez à la salade et saupoudrez de gomasio.

Mousse au thé Matcha et sa poire

J'adore cette mousse. La première fois, c'était ma douce cousine et son amoureux qui nous l'avaient préparée et je l'ai reprise mainte et mainte fois. C'est la version de Cléa simplifiée et augmentée.


Mousse au thé matcha et sa poire
pour 4 personnes:
400g de tofu soyeux
150g de ricotta
1 peu d'eau
4 poires au sirop
2 cuillerées à soupe (voir 3) de thé matcha

A part les ingrédients aux proportions augmentées, la recette est la même et elle est là.

Salade de légumes crus et sauce chaude mousseuse à l'ail, au thym et à la spiruline

J'aime beaucoup les légumes crus, en salade, du style carpaccio. Il ne me restait plus qu'à trouver la technique pour que l'homme aime aussi. C'est fait: c'est la sauce chaude à mettre dessus qui change tout!


Salade de légumes crus et sa sauce chaude à l'ail, au thym et à la spiruline
pour la salade:
1/2 radis noir
1 quartier de potimarron
1 poivron rouge
1 fenouil
1 courgette
1 branche de céleri
(ou tout autre légume)
sauce:
3 gousses d'ail
1 cuillérée à soupe de spiruline
1/2 litre de lait
1/2 brique de soja cuisine
une poignée de thym
1 cuillérée à soupe d'huile d'olive
3 cuillerées à soupe de kuzu (ou autre fécule)
du sel, du poivre

Émincez très finement tous les légumes. Faites chauffer le lait sauf 1/2 tasse réservée pour le kuzu. Coupez grossièrement l'ail, le thym et l'huile et mettez-les dans le lait jusqu'à petits frémissements. Rajoutez la spiruline et le kuzu diluée dans le reste de lait froid. Mélangez constamment jusqu'à épaississement.

Mixez la sauce et servez-la chaude et mousseuse et assaisonnée (sel, poivre) sur vos légumes.

Taboulé des presque elfes de Cléa

Dans le dernier livre de Cléa "P'tit chef bio", les recettes sont simples mais astucieuses et dans le lot, le taboulé des elfes ma vraiment énormément plu. Cette façon de manger le chou-fleur et le brocoli crus est rafraichissante. Une ou deux cuillerées de ce taboulé suffisent par personne.


Taboulé des elfes modifié (à remettre avec la description des saveurs et les personnages de Cléa et Myriam GAUTHIER-MOREAU)
pour 4 à personnes
1 petit chou-fleur
1 tête de brocoli
le jus d'1 citron
4 cuillerées à soupe d'huile d'olive
1 botte de persil
1 bouquet de basilic
quelques radis
2 belles tomates

Rincez le chou-fleur et le brocoli, passez-les au mixeur. Rajoutez le jus de citron, les herbes hachées grossièrement, les tomates et les radis coupés fins et mettez au réfrigérateur quelques heures.

mercredi 25 novembre 2009

En-cas, de châtaignes

... de belles grosses châtaignes charnues et lourdes, à l'écorce bien lisse.

Incisez-les au couteau assez profondément pour atteindre la chair sous les deux peaux (écorche extérieure marron et peau fine intérieure blanche) le long de la lunule (partie blanche rugueuse à la base du fruit) et remontez d'un côté jusqu'à la pointe. Enfournez-les sur une seul couche au four 180°C pendant 20 petites minutes.

Mais étaient-ce bien des châtaignes ? pas de cloison brune et amère (tan) séparant le fruit en deux... pour d'autres infos c'est ici.

Galette rapide de pomme de terre et courgette (roosti plus léger)

Les repas du soir sont à deux niveaux, malheureusement. Les repas du couple et, avant, le repas du petit d'homme. Malheureusement aussi quand il ne mange pas à notre table, mais seul devant moi (le papa rentre tard), il ne souhaite tester aucune nouveauté, refuse assez régulièrement l'alimentation un peu plus végétal et bio que je lui propose.
Cette galette a été faite pour répondre à sa demande (et à la mienne: plus de légumes) avec un minimum de temps.


Galette rapide de pomme de terre et courgette
1 pomme de terre
1 courgette
2 cuillerées à soupe de soja cuisine
1 œuf
1 cuillérée à café de levure de bière
de l'huile d'olive

Râpez la pomme de terre épluchée. Faites la dorer et même "fondre" dans une poêle avec un peu d'huile. Quand elle est "al dente", presque pas assez cuite pour être consommée, ajoutez la courgette avec peau râpée. Faites fondre les deux encore un peu.

Dans un bol, mélangez la crème de soja, l'œuf et la levure de bière et incorporez ce mélange avec les légumes en créant des galettes au fond même de la poêle. Faites dorer d'un côté puis de l'autre.

Gâteau doux et acidulé de rhubarbe

J'adore la rhubarbe mais son acidité est souvent peu appréciée par le reste de la famille. Je tente toujours de nouvelles recettes et celle-ci est très légère, acidulée mais sucrée juste comme il faut, elle vient du livre "Gourmandises permises: Les desserts sains des 4 saisons" de Claude AUBERT mais plus particulièrement de Ariane METZ.


Gâteau à la rhubarbe et au fromage blanc:
500g de rhubarbe
500g de fromage blanc
50g de semoule fine
100g de raisins secs
80g de beurre
70g de miel toutes fleurs (son goût est très présent)
1 cuillérée à soupe de sucre (facultative)
4 œufs
1/2 paquet de levure chimique

Préchauffez le four à 160°C. Battez les jaunes d'oeufs avec le miel et le beurre ramolli jusqu'à un mélange bien mousseux. Ajoutez le fromage blanc, la semoule et les raisins secs. Epluchez et coupez la rhubarbe en moyens tronçons et mettez les à plat en une seul couche au fond du moule à gâteau, saupoudrez du sucre et faites les cuire 10 minutes.

Battez les blancs d'œufs en neige. Incorporez-les au mélange et versez sur la rhubarbe précuite. Enfournez pour 45 minutes à 1 heure.

dimanche 22 novembre 2009

Cuisine bio pour enfants et par eux, alternatives et saveurs

En moment de crise, les bibliothèques culinaires s’agrandissent. La mienne aussi, des livres de cuisine biologique surtout pour utiliser mes ingrédients devenus plus quotidiens, et en particulier pour cuisiner à notre lutin de 3 ans, autrement bien sûr mais aussi des mets plus accessibles.

Mon frère et sa douce ont touché juste. « Cuisiner bio en famille » de Valérie CUPILLARD est vraiment un livre à mettre entre toutes les mains.Le livre compte 77 recettes pour les petits-déjeuners, goûters, les soupes, les plats et sauces, les desserts et les boissons. En plus de cette générosité, le livre est vraiment un outil au quotidien. Une préface reprend les bases d’une alimentation pour enfants en mettant aussi une attention particulière sur la carence en glucide (une vraie possibilité de retournement de situation : une mise en garde du light et du sans sucre pour petites bouches). Une petite présentation des alternatives à certains produits de consommation plus traditionnelle est offerte pour remplir la demande en protéines, lipides etc ainsi que des détails sur le soja, les allégies au lait ou au gluten.
Après, le principe est bon, les recettes donnent deux versions, une pour petits palais, l’autre pour palais plus « titillables ». En plus les recettes sont indexées sans œuf, sans lait et sans gluten.


Le second, acheté en même temps, est bien fait aussi. Beaucoup moins de recettes mais une vraie mise en avant de l’enfant, acteur dans la cuisine et dans la dégustation. Il s’agit de « P’tit chef bio » de Cléa. Les saveurs sont mises en avant, présentées et même personnifiées : Max l’acide, Léon le salé, Zoé la sucrée et Lili l’amère. Ce sont les personnages mis en vie et photographiés par Myriam GAUTHIER-MOREAU.L’objectif est atteint : les enfants peuvent suivre les recettes pas à pas avec des astuces de cuisine bio et aussi de vraies nuances de saveurs et indications pour les maîtriser. Ils pourront préparer des apéros, des entrées, des plats, des desserts, des goûters, pique-niques et fêtes.

Vous trouverez certaines recettes de ces deux livres dans ce blog, juste pour vous donner assez envie de vous procurer les livres bien-sur.
avocats magnifiés à la spiruline et au gomasio
dip de pois chiches aux dattes