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vendredi 7 novembre 2014

Comment abaisser une pâte à tarte

Juste une petite astuce pour étaler sa pâte sans rouleau à pâtisserie. Une astuce de Jamie Oliver:


Une pâte santé pour tarte salée (farine, flocon d'avoine, huile, purée d'oléagineux, sésame, persil, 1 oeuf) mise en boule et au réfrigérateur.
Puis la boule de pâte coupée au couteau en tranches fines et appuyée à la main.

jeudi 19 décembre 2013

Le durian

Ma mère achetait souvent des fruits exotiques l'hiver... cela donnait un air de fête. Là en passant, juste de quoi se donner envie de ce fruit si entêtant.

jeudi 11 juillet 2013

Fondant au chocolat et au curcuma frais

Rien de bien nouveau dans ce gâteau au chocolat sans farine qui est devenu ma recette de base si ce n'est l'ajout de deux noix de curcuma frais mis en purée.
Le curcuma apporte de l'intensité sans être agressif, les petits comme les grands l'ont adopté.


Fondant au chocolat et curcuma frais
6 œufs
200g de chocolat corsé ou 70%
125g de beurre
120g de sucre
2 belles noix de curcuma (soit le double de ce que je montre en purée)

Je vous laisse suivre la recette en lien dans l'introduction. Le rhizome est pelé et mis en purée avec un gratte ail provençal, parfait pour l'ail, le gingembre frais, le curcuma et le wasabi.

Et bien-sûr il n'est pas présentable... presque indémoulable entier, il faut patienter part par part....
Parfait pour un pic-nique entre amis (quand on peut manger avec les doigts entre deux bagarres) !


vendredi 24 août 2012

Dorade dans son bain japonais et autres affaires de katana

Les poissons se suivent l'été dans la maison maternelle parce que les pêches sont régionales et presque quotidiennes.

Des maquereaux au bain de sardines... crus mais "cuits au jus de citron".


Des maquereaux, extra-frais et durs comme des bouts de bois plantés dans la glace.

Têtes découpées: nuque cassée, découpée en biais derrière la nageoire pectorale, le cou découpé aux ciseaux après avoir ouvert de la papille ano-génitale-urinaire jusqu'au cou... en prenant soin de ne pas percer la poche intestinale.
Le poisson nettoyé et vidé, débarrassé de sa peau intérieure noire, donnant de l'amertume.
L'arrête principale contournée.

Les arrêtes latérales retirées à la pince.

Le filet délaissé de la peau (sorte de collant élastique). Il garde son dessin de maquereau sans sa brillance. Le pourtour des intestins étant retiré.
Le tout déposé en une couche unique dans un plat creux et le jus d'un ou deux citrons (le jus doit arrivé à hauteur).
Macéré et cuit pendant 2 heures environ.


Une dorade royale, moyenne, belle comme un cœur dans son bain japonais:
Une préparation pour être douce comme une princesse:
Les écailles retirées à la cuillère dans le sens inverse... avec un mouvement circulatoire: en accrochant à rebrousse écaille et en pinçant au retour pour bien les retirer de la peau.
La belle lavée intimement de sa papille a-g-u  au cou et même au menton.
Une petite scarification sur la peau comme tatouage finale.

La préparation du bain:
1 morceau d'algue kombu sèche à laisser frémir dans l'eau. Une fois le bouillon, le dashi, prêt et descendu à température ambiante, lui ajouter un verre de shoyu, 2 grosses cuillerées de miel, 1 cuillerée à soupe de grains de coriandre et l'algue kombu dans le ventre comme un pansement.
Laissez mariner la belle plus d'une heure, en la changeant de face.

Et une séance de bronzage/ cuisson dans un four à 200°C pendant 30 minutes... Pour sa peau fragile, un petit papier aluminium comme écran solaire.
Dévorée à belles dents et un morceau de kombu par personne.

mardi 22 mai 2012

Un mochi express au micro-onde (comme un oeuf presque mollet express)

Oh quelle joie, quel bonheur! Le petit préféré des riz est maintenant extrêmement facile à préparer.

Vous savez le mochi, cet amalgame de riz gluant japonais broyé et compacté que nous adorons en famille (enfin moi et le lutin).
Alors oui, je ne le fais pas maison avec des grains de riz gluant, ni même avec de la farine de riz gluant (même si mes tests de desserts vont continuer entre autre ici et ) donc ma "mise en bouche" est déjà facilitée. Alors oui, j'utilise du mochi déshydraté qu'il me suffit de réhydrater en le cuisant un peu dans un bouillon ou de griller donc "mise en bouche" assez rapide aussi.


Mais j'ai encore mieux! Mon cuit-oeuf pour micro-onde!
Il s'agit d'utiliser la même astuce que pour cuire un œuf presque mollet au micro-onde. Je dis bien presque parce que la cuisson peut être aussi explosive! (je m'explique après)
Il suffit de mettre 1 peu d'eau dans le fond du cuit-oeuf et de mettre l’œuf (on le casse et il plonge, sans coquille, juste blanc et jaune, dans le fond d'eau) ou le mochi dedans. Et de mettre à 1min20 environ selon la puissance de votre micro-onde. L’œuf ou le mochi ne colle pas et se cuit de manière homogène: pour l’œuf le blanc est cuit même s'il reste un tout petit peu de liquide avec l'eau et le jaune reste assez coulant, pour le mochi il est devenu bien coulant de partout.
Parfois pourtant le jaune est bien cuit et la cause est dans le plongeon initial: le jaune ne devait pas être au centre du blanc mais vous avez tout de même une probabilité de deux œufs mollets sur 3 demandés.

Et l'explosion alors!
Et bien elle est dû au temps de cuisson trop long: alors le cuit-oeuf s'ouvre avec éclat (sans s'abimer) et le contenu va à côté... il vous suffira la prochaine fois de réduire le temps de micro-onde.

Alors oui, le cuit-oeuf au micro-onde (ou autre cuit-oeuf d'ailleurs) fonctionne mieux avec un mochi sec (déshydraté) rond... voici son nom sur ce paquet-ci, sato marumochi!

Alors une soupe miso express et son mochi ou un domburi de ratatouille à la Laure KIE comme sur la photo.

vendredi 13 janvier 2012

Soupes japonaises, de boeuf et zoni gourmand

Je l'ai reprise du magnifique livre "Harumi Kurihara dans votre cuisine" mais à force de la refaire toutes les semaines depuis mon achat je ne regarde plus les ingrédients ni les mesures... elle comble tout le monde, surtout que l'homme a demandé un peu plus de viande à la maison (et pas seulement celle venant des fast-food).
J'en fais aussi une autre, plus particulière pour le lutin avec les restes le lendemain...

Soupe de bœuf japonaise:
pour 2 à 3 personnes
2 biftecks
1 morceau de kombu de 2 cm
2 carottes
1 tige de céleri-branche
1 noix de gingembre frais
1 poireau
2 cuillerées à soupe de shoyu
1 cuillérée à soupe de mirin
1 cuillérée à soupe de sucre
de l'eau

Préparez un dashi express: Faites bouillir de l'eau (environ 3 grands verres) avec l'algue kombu. Après quelques bouillonnements, arrêtez le feu et réservez.

Découpez la viande en lamelles fines, pas transparentes comme pour un carpaccio mais d'environ 1/2 cm. Mettez la viande dans un récipient étroit à large bord et rajoutez le shoyu, le mirin et le sucre, mélangez et réservez au frais pendant plus d'1/2 heure.

Rincez le poireau, émincez très finement le vert, plus grossièrement le blanc. Épluchez les carottes et coupez-les de deux manières différentes: en demi-rondelles et en biseau, cela apportera un changement de saveur en permettant une cuisson différente. Épluchez le gingembre et coupez deux grosses rondelles. Rincez le céleri-branche avec ses feuilles, coupez-le fin.
Il m'arrive de retirez les filaments du céleri-branche: sorte de spaghettis qui se retirent très facilement dans la tige à partir du moment où l'on commence à découper un peu le céleri comme si l'on voulait l'épluchez d'1/2 cm.
Mettez tous les légumes dans le bouillon dashi, rajoutez de l'eau à hauteur et faites les cuire 5 à 10 minutes. Le poireau doit être encore al dente.

Rajoutez la viande et sa marinade et poursuivez la cuisson de 5 minutes. Servez chaud, soit en privilégiant les légumes et la viandes et en réservant le bouillon pour plus tard, soit en intégrant les deux dès le début.

****
Mais voilà, le lutin seul préfère cette soupe améliorée, alors pour qu'elle ne soit pas synonyme de reste ou de fond de réfrigérateur, j'ajoute deux ingrédients magiques: des mochis et des châtaignes. Les mochis peuvent être rectangulaires ou ronds, les seconds sont plus petits donc plus facilement "découpables et machouillables" que les premiers.
Je profite de mettre ici cette recette même sans photo (la batterie de mon appareil ne m'a pas permis de déclencher), et ce pour, d'une part, remettre un lien sur mon bouillon zoni (sans poulet ni poissons) et, d'autre part, profiter du mois de janvier pour fêter le mochi... Oui oui, c'est normalement le premier de l'an mais je reviens vous en parler.

Soupe zoni améliorée:
pour 1 personne:
les restes de la première soupe avec très peu de viande
2 mochi déshydratés
3 châtaignes cuites

Faites gonfler et réhydrater les mochi en les cuisant à l'eau bouillante jusqu’à ce qu'ils soient fondants et collants. Réchauffez la soupe, rajoutez au besoin un peu de l'eau de cuisson des mochis, les mochis. Faites des brisures de châtaignes cuites. Servez immédiatement et demander aux lutins de mâchouiller lentement, consciencieusement, presque en ruminant jusqu'à ce que le mochi devienne crème... il en va de leur vie (le mochi se colle partout: aux dents, à la gorge si pas assez fondu !).

dimanche 25 décembre 2011

Presque 13 desserts de Noël, voir les 7 fruits du Nouvel An Afgan

Je ne suis pas vraiment une grande pâtissière... et c'est un euphémisme! Quelques gâteaux bien maison, voir familiaux, mais rien de plus. Par contre j'aime beaucoup les soupes de fruits (chaudes ou froides)... bon, bon, c'est vrai que l'acidité des fruits cuits me perturbe encore.

En salade de fruits, je me défends. Et j'ai tendance à en abuser pendant les fêtes de fin d'année... de quoi terminer les repas un peu lourds avec une touche plus fraiche. Alors oui les agrumes d'hiver sont mis à l'honneur avec à chaque fois les dattes et les pistaches. Ici, j'ai encore été plus loin en partant d'une recette du Nouvel An Afgan, le Mema Naoruzi, et des influences des multiples desserts provençaux.

Dans la version afgane, les fruits sont réhydratés une nuit et la salade de 7 fruits (surtout deux sortes de raisins secs) contient un vin doux... le tout est dégusté en buvant un petit thé, tchai... Ici la réhydratation n'est pas complète et les fruits sont différents mais l'idée de le manger avec un petit thé noir est à garder.

Salade multi-trésors de fêtes:
3 oranges
1 poignée d'abricots secs
une cuillérée à soupe de myrtilles séchées
une dizaine de dattes
1 poignée d'amandes
1 poignée de noix de cajou
1 poignée de noisettes
1 poignée de noix
1 poignée de pistaches
1 cuillérée à soupe d'eau de fleur d'oranger
1 cuillérée à café d'huile d'olive
1 tour de moulin de poivre
1 pincée de sel

Pour monder les fruits à écales après avoir bien-sûr casser les coques (sauf pour les noix de cajou et les pistaches qui sont souvent vendues sans peau), il suffit de les plonger 1/2 heure dans de l'eau bouillante et si les peaux sont résistantes, retirez l'eau et remettez de l'eau bouillante.

Pour réhydratez les fruits secs, plongez-les dans du thé rouge roobois ou un thé noir parfumé (par exemple aux épices), chaud bien-sûr, pendant 1 bon quart d'heure.

Zestez une orange et pelez à vif les deux et détachez les suprêmes. Rajoutez les noix de cajou, pistaches, myrtilles, l'huile et l'eau de fleur d'oranger, le poivre et le sel.

Coupez en gros cubes les fruits secs regonflés et égouttés. Rajoutez-les à la salade de fruits avec les fruits à coque. Mélangez et servez avec, par exemple, des fruits déguisés (dattes fourrées à la pâte d'amande).

De quoi vous souhaiter un très goûteux et délectable Noël!!

lundi 12 décembre 2011

Sous leurs sapins je mettrais des cadeaux gourmands

De plus en plus je compte offrir des cadeaux gourmands, faits maison. Pourquoi?

Parce que c'est une attention particulière. Parce que le cadeau demande un peu plus de temps qu'aller l'acheter dans un magasin. Parce qu'aussi c'est un partage.
Parce que c'est une idée de nomadisme alimentaire.
Et enfin parce qu'il est éphémère. J'aime cette idée de temporalité. Me dire que le bocal, le panier, la boite sera dévoré... pour ne laisser qu'un souvenir.

*source de ce sapin gourmand avec astuce de décoration
Alors oui il ne reste que peu de temps mais bon en piochant ici et là sur les blogs de cuisine, voici un petit récapitulatif qui va se compléter au fur et à mesure.

J'ai plus d'affinité avec les produits qui se conserveront assez longtemps, voici pourquoi je les propose dans cet ordre là.

Bruts (en commençant par des ingrédients secs que le gâté pourra associer comme bon lui semble), avec quelques moulinages à farine maison:

- du riz particulier, italien pour les risotto, japonais pour les makis et sushi
- du riz glutineux ou de la farine de riz glutineux pour les mochis ou daifuku
- un mélange protéines végétales pour la pâte selon le duo BERG: mélange [(grains de sarrasin + lentilles vertes) torréfiés + 1 cuillère à café de graines de lin] mouliné qui se conserve 1 semaine au réfrigérateur
- des fruits secs (dattes medjool, figues de zagros, pruneaux secs, myrtilles, baies de goji, fraises, mangues, cramberries, bananes, kakis, melons)
- des légumineuses torréfiées et passées au moulin pour une consommation plus rapide
- des feuilles de riz pour nems
- des épices récupérées dans une épicerie spécialisée (safran, piment, vanille, réglisse,
- de l'herboristerie pour les tisanes douces (verveine, tilleul, bardane, hibiscus, mauve, fleur d'oranger, fenouil, mélisse... )
- des algues avec une idée de recette
- des mochis déshydratés
- des pâtes sèches spéciales: italiennes, japonaises (udon, soba, vermicelles), orientales (langues d'oiseau)
- des confiseries régionales
- du thé en vrac, du café fraichement moulu
- des tubes de condiments (wasabi, purée de gingembre)
- des huiles essentielles comestibles ou hydrolats
- des champignons secs
- ici d'autres idées "santé" par My New Roots

Des bocaux
- tous prêts:
oléagineux (d'amandes, de noisettes, de noix de cajou, de cacahouètes, de sésame),
miels typées d'une plante en particulier,
fruits macérés dans du miel, tisanes coréennes (jujubes, yuzu, gingembre, aloe vera etc...)
mélanges tous prêts (purées de légumes aux épices, aux condiments, aux herbes)
citrons confits, tomates confites
alcools, liqueurs, huiles
- des confitures
- des chutney, dip, tapenade ou relish
- des légumes lactofermentés (choucroute fermentée maison, kimchi, pickels, gingembre mariné)
- des huiles parfumées
- des liqueurs (eau de vie), des sirops (sureau, réglisse, coquelicot etc)
- des gelées de thé, de noix, d'herbes aromatiques

Des "prêts à l'emploi", bocaux contenant tous les produits secs à bonne mesure auquel il ne reste plus qu'à rajouter les ingrédients humides (avec recette jointe bien-sûr):
- kit de granola (pour petits-déjeuners ou barres de céréales)
- kit pour cookies (farine et bonus, pépites de chocolat, noix, noisettes, noix de coco, fruits secs)
- kit pour risotto (riz italien avec au choix : algues, champignons, épices, herbes séchées, tomates séchées, écorces de citron séchées)
- kit pour pain d'épices (farine complète au choix et toutes les épices)
- kit pour chocolat chaud avec boule de chocolat sur un pic et assortiment de bonus (mini-guimauve, épices, sucres candi ou autres)


*source Hexenhaus

Des biscuits à préparer (et autres astuces):
- des Hexenhaus, Gingerbreads ou une cape de mendiant
- idées de Papilles et Pupilles (biscuits)
- de Requia (avec astuces de présentation)
- de Cathy (des recettes, astuces, idées livres, idées ustensiles)
- de Pascale ici et
- de Parmesan et Paprika
- de La main à la pâte
- de Un déjeuner au soleil
- les idées de Jasmine de chaque année ici, , , , , , et
- des bredele de Beau à la louche
- et le blog de Garance qui en fouinant vous en offre énormément
- et le blog de Cakes in the city comblera les manques en biscuits.
- et pour les intolérants, pas de problème: Makanai vous propose des cookies et autres biscuits, et sans gluten c'est ici aussi

Des ustensiles:
- un suribachi ou autre mortier
- des cuillères en bois d'olivier (hum cette main à salade), des baguettes de dégustation ou de cuisine
- un germoir à graine comme celui-ci par exemple
- des contenants: bols à riz, tasses particulières, théières, bols à thé rakua>,
- une mandoline professionnelle, une râpe à zestes, un hachoir berceuse pour les herbes aromatiques
- un kit pour faire le tofu soi-même
- des machines: un ricecooker, une ma
chine à laits végétaux, un déshydrateur, un moulin à céréales ou mieux à légumineuses et graines
- des emportes-pièces, des moules à gâteaux spéciaux (madeleines, financiers, muffins)
- des moules artisanaux, à beurre,
à wagashi
- des paniers vapeur en bambou, des paniers en bambou pour riz gluant ngouat nung (thaï กระติ๊บ), un diable

Des livres de cuisine:
- j'en note ici
- d'autres présentés là

*source de furoshiki avec des infos en plus

Des emballages spéciaux:
- des paniers en osiers
- des bocaux et petites étiquettes
- des bento
- des lunch box
- des bouteilles
- emballés dans un tissu à la mode japonaise en furoshiki
- des boites à bijou
- des tiroirs à épices
- un panier à picnic

Ici d'autres idées de cadeaux, gourmands ou non, ou au pied du sapin.

mardi 29 novembre 2011

Far breton version familiale et portrait ridé du pruneau

C'est une recette que j'avais récupéré d'un membre de la famille maternelle. Bien qu'ils aient vécus dans le sud Bretagne, aucun n'est vraiment breton. Cette recette n'est donc pas la version originale surtout qu'à la base il n'y a pas de pruneaux bien-sûr. Pour une version plus authentique, n’hésitez pas à faire le Farz Buan de Patrick.
Là j'avais envie de refaire la recette aux pruneaux, savoir si le far était meilleur que celui du commerce et aussi utiliser mes pruneaux d'Agen. Verdict! Moins sucré et moins bourratif... attention toutefois à le cuire à point.

Savez-vous que les vrais pruneaux d'Agen se conservent des années? Bon bien-sûr ce ne sont pas ceux que vous trouvez dans le commerce en sachet fermé. Ce ne sont pas les pruneaux brillants, noirs et moelleux. Ce sont les vrais, les prunes d'Ente qui sortent des fours et qui "maturent" (même si le terme n'est pas forcément exact) dans des caisses en bois de stockage, palox. Ils sont plus ridés et, pour les plus vieux, le sucre est sorti et forme une couche sur les pruneaux. Vous pouvez aussi, si vous les achetez directement à la production, les conserver à la maison, à l'abri de la lumière, de l'humidité et de la chaleur.
Nous allions avec mes grands-parents paternels, eux vivant dans le Lot-et-Garonne, directement aux calibrages, triages et à la sortie des claies. Et ma grand-mère choisissait des pruneaux de l'année d'avant. Sachant surtout que les producteurs vendaient les pruneaux des années précédentes pour les grands distributeurs qui eux les humidifiaient et rajoutaient pour certains du sucre.

Oui oui ce n'est pas forcément évident pour les novices mais ceux que j'aime sont les tous secs, presque tous blancs et au fort taux de sucre caramélisé. Je ne peux presque plus consommer que ceux là et je boude les trop mous, limite poisseux qui peuvent moisir très vite.
Je fais gonfler mes pruneaux secs dans un thé rouge chaud, le faux, le rooibos. Peu d'infusion rajoutée au fur et à mesure et je laisse 1 journée. Le plus souvent je bois le jus, mais c'est selon le temps de conservation des pruneaux: à plus de deux ans de conservation, l'eau passe aux plantes.


Far breton version familiale aux pruneaux
3 œufs entiers
125g de farine de froment tamisée
6 dl de lait
80g de sucre
1 cuillérée à soupe de miel (si possible de sarrasin)
1 gousse de vanille
20 pruneaux

Préchauffez le four à 150°C.

Battez les œufs au fouet en rajoutant le sucre, le miel. Puis la farine et le lait froid. Coulez le mélange dans un "sabot breton" ou au pire dans un moule à manquer graissé et fariné. Farinez les pruneaux (sans avoir retiré les noyaux) et mettez-les en surface.

Enfournez entre 55 minutes et 1 heure... ou plus: la pointe du couteau doit revenir entièrement sèche (sauf pruneau) du centre du gâteau.

Et une recette encore mieux là!

jeudi 17 novembre 2011

Aubergines et viande hachée à la japonaise

En ce moment je cuisine beaucoup japonais. En partie parce que j'ai investi dans deux livres dernièrement. Je vous en parlerais plus tard. Et aussi parce que les proposions de viandes sont alléchantes et qu'il me faut, aussi, me réadapter à la cuisine carnée en attendant d'offrir une alimentation diversifiée et à 80% végétarienne au lutin sans carence.

Aubergines et viandes hachée à la japonaise:
2 belles aubergines ( à défaut des 3 petites que je voulais)
1 petit poireau
1 gousse d'ail
1 petit morceau de gingembre
2 cuillérée à soupe de shoyu
1 cuillerée à soupe de mirin
1 cuillerée à soupe de sucre
2 steaks de viande hachée
de l'huile d'olive

Épluchez une bande sur deux la peau des aubergines, puis coupez en rondelles moyennes que vous couperez en quartier. Astuce pour réduire l'amertume de l'aubergine: trempez-la coupée dans de l'eau froide entre 5 et 10 minutes. Faites cuire à la vapeur l'aubergine jusqu'à ce qu'elle soit fondante.

Rincez et émincez finement le poireau, finement le blanc, gardé pour la garniture, le vert très très finement pour la cuisson.

Dans une poêle, faites dorer le vert de poireau, le gingembre émincé, l'ail. Rajoutez la viande puis quand elle est cuite le mirin et le shoyu. Au moment de servir mélangez la viande aux aubergines puis quelques lamelles de blanc de poireau.

mercredi 16 novembre 2011

Gâteau moelleux polenta, citron et graines de pavot

Cela fait quelques temps déjà que je tourne autour des recettes sucrées de semoule de maïs (polenta) à base de citron et graines de pavot ou romarin. Je me suis décidée ce mercredi pour utiliser mes yaourts natures restants à péremption.... cela donne un gâteau presque au yaourt.
Le résultat n'est pas trop sec, moelleux au centre mais je rajouterais des écorces de citron et un chouilla de plus de jus de citron.

Gâteau moelleux à la polenta, yaourt, citron et graines de pavot:
2 pots de yaourt nature
80g de polenta moyenne
160g de farine blanche
1 grosse cuillérée de purée d'amandes complètes
2 cuillerées à soupe d'huile d'olive
2 œufs
1 grosse cuillérée à soupe de sirop de pomme
1 cuillerée à soupe de sucre
1 sachet de levure
4 cuillerées à soupe de graines de pavot
1 petit verre de pulco citron

Préchauffez votre four à 170°C.

Dans un premier saladier, mélangez l'humide avec un fouet en désintégrant bien la purée d'amandes complètes (rappel: si la purée d'oléagineux est dure, solide au-dessous et huile au dessus, prenez une cuillérée de solide et aussi la même proportion d'huile du dessus et passez le tout au micro-onde 60 secondes).

Dans un second saladier, mélangez le sec. Puis incorporez le sec à l'humide. Versez dans un moule à manqué beurré et fariné. Enfournez pour environ 40 minutes, la lame d'un couteau piqué revenant sèche.

A déguster avec un yaourt, un glaçage ou un sorbet.

lundi 27 juin 2011

Ravioli en boite sublimés

Mais c'est vrai que les boites peuvent servir (et pas seulement de légumineuses et de tomates pelées!). C'est aussi en rencontrant une maman dans un supermarché et cette interrogation sur nos lèvres "Que va-t-on leur préparer pour le repas de ce soir?", que je me suis rappelé les astuces de Gilles CHOUKROUN... alors tout n'est pas possible avec le lutin mais je voulais savoir si la boite de ravioli pouvait tout de même le tenter. La recette n'est pas exactement celle de son livre "Cuisine en liberté" de Gilles CHOUKROUN dont je vous parlais là mais l'esprit est là.

Raviolis sublimés:
1 petite boite de ravioli
une pomme
1 pincée de piment doux
1 échalote
1 peu de coriandre fraiche

Réchauffez la boite, rajoutez le reste émincés finement.

mercredi 1 juin 2011

Boulgour aux aubergines et aux cerises

Oui, oui, vous avez bien lu. Il ne s'agit pas de tomate cerise mais bien du fruit. Au départ, il faut dire que je voulais de la grenade, avec une difficulté: la choisir impeccable. Parce que les grenades de mon enfance, choisies par ma maman, avaient une saveur très sucrée et très légèrement acidulée mais j'aimais de gros pépins. Alors en dehors du fait que j'ai dû jeter mes dernières choisies (après quelques essais pour récolter le jus), là pas moyen d'en trouver.
J'avais dans l'idée d'utiliser les restes de boulgour aux aubergines en salade froide, Burghul bi-batinjan, recette libanaise extraite du livre "Recettes végétarienne du Liban" de Dalal HOLMIN et Maher ABBAS, et d'y ajouter un peu d'acidité sucrée. Dans mon panier des cerises pour le dessert alors pourquoi pas.

Boulgour aux aubergines et aux cerises:
pour la recette chaude de base:
3 petites aubergines
200g de boulgour
de l'huile d'olive
2 oignons nouveaux
2 gousses d'ail
1/2 cuillérée de cumin
1/2 cuillérée de 5 épices
1/2 litre d'eau

le lendemain pour la salade froide:
4 ou 5 belles cerises
1 peu d'huile de noix de cajou (d'anarcardier)
de la levure de bière

Astuces pour retirer l'amertume des aubergines:
1/ Lavez et coupez-les en tranches dans le sens de la longueur. Mettez-les à tremper dans de l'eau salée pendant 1 heure. Rincez-les et égouttez-les. (celle utilisée dans cette recette)
2/ Coupez l'aubergine en tranches et faites les dégorger au gros sel au minimum 1/2 heure. Rincez-les et égouttez-les.

Faites les blanchir 5 minutes dans l'eau bouillante. Attention les lamelles ne doivent pas être trop cuites, elles recuiront à la poêle et avec le boulgour. Puis dans une poêle avec de l'huile faites les dorer de chaque côté. (Dans la recette du livre il n'y a pas d'"étape blanchiment" mais je trouve que les aubergines pompent trop d'huile sans). Epongez le trop plein d'huile et réservez les aubergines dans une grande casserole à fond épais.

Hachez les oignons nouveaux. Faites les dorer dans l'huile et ajoutez l'ail coupé. Mettez les au dessus des aubergines. Rajoutez le boulgour, les épices et l'eau. Faites cuire et gonfler 20 minutes environ.

Mangez tiède.
....

Le lendemain, reprenez le mélange, rajoutez des morceaux de cerise, un peu d'huile de noix de cajou et de la levure de bière.

mardi 31 mai 2011

Des huiles essentielles au réfigérateur

L'été arrive bientôt et ma tête tourne à l'idée d'un jardin culinaire: une ferme urbaine (d'appartement), un potager, des germoirs me permettant de ne jamais faire moisir mes petites graines, un balcon aux herbes aromatiques (ou pot intérieur). Dans la même veine, je reprends mes huiles essentielles (He) avec une envie d'en mettre dans tous mes plats pour donner encore plus cette impression de terre et d'air, de nature, d'atmosphère.

*source présentoir Herbes et traditions (pour 36 flacons... j'en ai déjà une vingtaine comestibles ou non)

J'ai un sacré tiroir aromathérapique mais il est vrai que je n'utilise toujours que les mêmes, ceux qui me viennent de mon enfance. Les autres sont plus difficiles à amadouer. Et puis je ne les connais pas toutes (merci maman pour tes stocks renouvelés).
Il me fallait un peu plus d'organisation pour retenter, pour réessayer. Prendre pied dans un univers gustatif encore peu maitrisé (voire pas du tout), je reprends aussi mes références littéraires dont je parlais là. Et j'ai noté mes huiles essentielles et essences et ai séparé celles d’utilisation externe à celles interne en alimentation. Allez zou au réfrigérateur et je relis les précautions. Parce qu'il ne faut aps faire n'importe quoi avec ces "bombes vivantes" et qu'elles ne sont pas toutes comestibles. Même une He essentielle d'une même plante peut l'être ou non en fonction du chémotype alors grande prudence et suivi d'experts recommandés.
Je ne sais pas si ce mode de conservation est le mieux. L'obscurité, la fraicheur, moui mais l'endroit sec, là c'est râpé! En tous cas pleines elles peuvent se conserver longtemps parait-il.

Allez un petit récapitulatif de mon tiroir réfrigéré (à la place des œufs) avec des indications que je mettrais à jour (ici ce sont celles trouvées en 2010):
He lavande fine/vraie (lavandula angustifolia) = entremets, salades de fruits, desserts
He géranium rosat (pelargonium x. asperum) = entremets, fruits crus
He ylang ylang (cananga odorata) = entremets, fruits crus
He neroli (citrus aurantium var. amara)
He thym (thymus vulgaris) = légumes, huile d'olive et très, très peu avec desserts à base de pommes (attention!!! hépatotoxique à haute dose)
He petit grain bigaradier (citrus aurantium var. amara) = entremets, compotes
He poivre noir (piper nigrum)
He citron (citrus limon) = entremets, sauces pour salades, poissons, volailles, algues
He cannelle écorce (cinnamomum zeylanicum) = desserts, courge
He gingembre (zingiber officinale)
He mandarine rouge (citrus reticulata) = sorbets, entremets, fruits, chocolat, caroube, à base d'amande
He aneth (anethum graveolens) = légumes, légumineuses, avec du sirop d'agave dans les desserts
He estragon (artemisia dracunculus) = poissons, volailles
He sarriette vivace /des montagnes (satureja montana)
He orange douce (citrus aurantium sinensis)
He basilic (ocimum basilicum) = attention pas celle utilisée par V.CUPILLARD ! mais avec les légumes, crudités, fromages ou pâtisseries
He carotte (daucus carota) = 1 gtte dans la vinaigrette rend les crudités plus digestes
He romarin (rosmarinus officinalis camphoriferum) = très puissant, polenta, légumes, poissons, viandes blanches et dessert à base de fruit

vendredi 1 avril 2011

Pyramide du crudivorisme


J'aime bien ces éléments qui recadrent (ou pour être moins totalitaire donnent des bases), voici une pyramide alimentaire que Julie du blog Tout cru dans le bec proposait sur le forum du crudivorisme, c'est toujours un élément de base, avant de reprendre les éléments pour mettre encore plus de cru dans l'assiette.

mardi 8 mars 2011

Crêpes au froment moelleuses et légères

Quel dictat! Aujourd'hui les mamans se donnaient le mot: en plus d'avoir amener nos petits loups déguisés à l'école (pour les plus petits), elles étaient toutes à me demander si la pâte à crêpes était prête. Mince alors.
Mais avec plaisir je me suis exécutée, surtout que mon loup féroce me disait être ravi d'en manger... alors il patientera pour elles, avec le ventre un peu rempli en attendant, ce sera un goûter/diner.

Crêpes semi-bretonnes au froment très légères:
pour 6 grandes crêpes fines:
125g de farine

2 œufs
120ml de lait
120ml de panaché (ou bière avec ou sans alcool selon les gourmands)
1 cuillérée à café d'huile neutre

Mettez la farine dans une jarre assez plate, faites un puits, ajoutez les œufs. Incorporez peu à peu la farine aux œufs pour en faire un pâte bien homogène, rajoutez le lait et l'huile, remuez. Ajoutez la bière et le mélange sera bien liquide.

Laissez reposer la pâte plus d'une heure. Cela permettra au gluten contenu dans la farine de créer ses liaisons solides et élastiques (crêpes non cassantes) et d'utiliser la bière pour fermenter un peu avec le sucre et rendre la pâte plus légère. En plus de très liquide, la pâte deviendra plus épaisse. : trempez une cuillère, elle doit napper et le doigt doit laisser une trace blanche.

Sur feu assez vif, huilez votre poêle et déverser une bonne dose de pâte, dès que les bords se soulèvent et que la crêpe ne semble plus adhérer au fond, tournez-la de l'autre côté. Huilez entre chaque crêpes pour les dorer un peu.

Allez servies avec la confiture de raisins blancs du jour!

lundi 14 février 2011

Sablés fins

La recette vient d'un grand chef mais c'est ma maman qui nous les faisait à notre dernier séjour. Excellents! Ils sont très fragiles et cette recette permet d'en faire peu... autant vous dire qu'ils ne font pas long feu.
J'ai fait cette fournée sans huile essentielle et nature parce que le lutin a 4 ans et que les huiles essentielles avant 3 ans voire 7 ans ne lui sont pas recommandées, j'en parlais là.

6 à 8 grands Sablés fins (ou 4 à 6 un peu plus épais):
80g de beurre
3 gouttes d'huile essentielles de géranium rosa (ou He de lavande vraie ou grains d'anis)
40g de sucre glace
110g de farine

Pommadez le beurre mou avec le sucre glace. Puis ajoutez la farine. Regroupez la pâte très friable sur du papier sulfurisé, recouvrez de papier sulfurisé et étalez-la entre ces deux feuilles en gardant une épaisseur entre 1 et 2cm.

Réfrigérez la pâte étalée pendant 15 minutes. Préchauffez votre four à 160°C. Découpez à l'emporte pièce et enfournez 10 min. Ils ne doivent même pas dorer.

Décollez délicatement à plat. Dégustez...

***
Ou si vous n'avez pas de sucre glace, faites-le, comme ma maman: 2g de maïzena pour 100g de sucre... mixez très très finement pour obtenir cette poudre caractéristique, conservez dans un pot hermétique)

vendredi 22 octobre 2010

Risotto de céleri-rave tout doux

Le cèleri-rave n'est pas un légume très apprécié chez nous, il passe très bien dans les purées et aussi dans les soupes mais en légume principal c'est un peu plus dur. Alors m'inspirant d'un risotto que ma maman nous avez fait, j'ai repris l'idée: un cèleri-rave coupés en cubes très petits et cuit comme un riz risotto.

Risotto de cèleri-rave à la pomme et aux tiges d'oignons nouveaux:
la moitié d'une grosse boule de cèleri-rave
1 pomme
des tiges d'oignons nouveaux
1 brique de soja cuisine
1 noisette de beurre
sel/poivre
1 peu de chorizo

Épluchez le cèleri-rave (suivez donc le lien pour voir une vidéo si cette étape vous parez mystérieuse) et coupez-le en tous petits cubes. Émincez les tiges d'oignons nouveaux. Épluchez la pomme et coupez-la en gros morceaux.

Dans une casserole à fond épais, faites dorer dans le beurre tous les légumes. Rajoutez le sel, puis le soja cuisine et laissez cuire en tournant pendant une bonne quinzaine de minutes. Poivrez.

Très bon servi avec des filets de rougets et quelques petits cubes de chorizo.

mardi 17 août 2010

Homard minute au four

Il y a quelques fois des pêches dignes d'un nouvel an... une promotion qui en se refuse pas. Le prix du homard était très, très, avantageux ce jour-là... Pour connaître la fraicheur de vos homards vivants, chatouillez-les sous la queue, la réaction doit être claquante!


Cela m'a permise d'en remanger une fois de plus depuis mon demi-homard canadien de mon adolescence et celui préparé à L'Atelier des Chefs pendant 1 cours dont je parlais là : cette recette est d'ailleurs celle faite au cours, mais je vois que sans mes notes restées chez moi quelques astuces sont restées à la trappe. De quoi de toute manière faire des heureux alors j'ai accepté d'être le bourreau... avec beaucoup, mais beaucoup de mal...
Une petite prière pour tuer les crustacés en leur demandant d'être notre repas et de faire partie intégrante de nos os, muscles, organes, cellules. Comme quoi, je suis d'une hypocrisie incroyable quand je laisse aux autres (à la société et aux industriels) l'acte de tuer pour manger. Ma tendance flexitarienne (omnivore à tendance végétarienne) trouve là ses limites: si je devais tuer toutes mes protéines je me limiterais aux végétaux!!!

Homard au four
1/2 homard par personne (ou plus si vous avez notre chance)
1 échalote par homard
du miel
des tomates cerises (ou mieux de la pâte de tomate séchée)

Pour les garder vivants jusqu'au repas du soir (1 journée): mettez-les en bas du réfrigérateur couverts d'un linge humide.Coupez en petits cubes les tomates cerises, faites-les macérer avec un peu de sel 1/2 heure en les écrasant. Préparez le chutney: émincez les échalotes rajoutez le miel et faites dorer l'ensemble. Retirez du feu.

1/2 heure avant de manger passez au carnage. Prenez un couteau très aiguisé, pointu et à lame large et mettez sur votre plan de travail en plastique (pas de bois pour les protéines animales car il garde leur odeur) un papier absorbant. Mettez-y le homard vivant tête et pinces face à vous.
Pointez le couteau sur le rostre juste au creux et appuyer d'un très grand coup pour insensibiliser la bête (même si elle bougera encore quelques instants). Incisez le reste du homard par la queue et puis finissez par le reste de la tête. Ouvrez et retirez le nerf de la queue ainsi que la partie membraneuse pleine de sable (au plus près des yeux). Gardez la partie blanche ET le noir/verdâtre, le corail (et dire que j'avais oublié comment il était et nous l'avons jeté!!!) et mélangez les au chutney.
Retirez les pinces, enlevez la partie mobile et cassez les dans grand coup du dos du couteau. Mettez les tomates sur la chair de queue avec un peu d'huile d'olive.

A four chaud, le plus près du grill enfournez 2 minutes les pinces, rajoutez les corps et mettez-les 3 minutes: la chair devient blanche (sous la tomate).

Sortez, mettez une portion de chutney au corail dans la tête, servez immédiatement.

jeudi 29 juillet 2010

Bar au lait de coco

Je n'ai pas de passion non plus pour le bar, le poisson (le comptoir est revenu dans mes approches possibles avec des sélections ;) ). Mais voilà, loin de moi l'idée de refuser un poisson pêché du jour offert jusque dans le réfrigérateur. J'avais envie d'une autre saveur.

Bar au lait de coco:
1 beau bar
500ml de lait de coco
1 belle branche de persil plat
1 beau morceau de gingembre
de la coriandre en grain ou moulu
du jus de citron, sel, poivre

Sur une planche en plastique (pas de bois pour ne pas conserver les odeurs), prélevez les filets du bar (ou laissez faire un autre si vous n'en avez pas le courage, je n'ai pas soutenu ma maman mais je n'aurais pas pris sa place, voir ici pour une méthode). Retirez la peau des filets, ça c'est plus facile! Soit le filet côté peau sur la planche, suivez la chair en râpant/coupant juste à la limite. Rincez les filets et mettez-les à mariner 1/4 d'heure dans du jus de citron au réfrigérateur.

Sortez-les filets, retirez le jus, assaisonnez de sel et poivre et ajoutez les graines de coriandre torréfiées ou moulues, le persil coupé gros et le gingembre épluché et coupé gros aussi. Enfournez à 200°C pendant une quinzaine de minutes.