mercredi 15 août 2012

Pizza verte à la pomme de terre

C'est la première fois que je préparais ma pâte à pizza et j'avais envie d'en créer la garniture... le plus vert possible. C'est en choisissant la sauce tomate, sans tomate et verte, que j'ai rajouté la pomme de terre.
Quelques erreurs sont à noter par rapport au résultat final, je vous les indique au coeur de la recette.


Pizza verte à la pomme de terre:
pour une portion de sauce verte (mais vous pouvez en faire plus et manger la "purée" telle que ou comme une tapenade ou un hoummous):
1 courgette
50g de petits pois en conserve
pâte à pizza:
230g de farine
8g de levure boulangère fraiche
10cl d'eau tiède
1 cuillerée à soupe d'huile d'olive
1 belle pincée de sel
1 à 2 pommes de terre cuite
30g de feta
1 oignon nouveau
facultatif (1 peu de blanc de poireau, émincé très fin ou pour nous des aster en lamelles)

A l'avance, préparer la pâte à pizza:
Dans un robot option pétrissage, mettez la farine, le sel. Délayez la levure dans l'eau tiède. et ajoutez-la avec l'huile. Mettez en route le robot jusqu'à ce qu'une boule se forme. Placez la boule dans un saladier recouvert d'un tissu propre et laissez la pâte gonflée 1 heure à température ambiante. S'il fait frais, mettez le saladier près d'un radiateur.

Préchauffez le four à 220°C. Rincez et retirer les parties peu lisses de la courgette tout en en gardant un peu. Mixez-la crue avec les petits pois égouttés.

Étirez la pâte à pizza sur le moule à pizza légèrement fariné. Et là c'est toute une technique (que je n'avais pas). La pâte doit être la plus mince possible partout... ce qui n'est pas mon cas.

Tartinez de sauce verte et ajoutez des rondelles fines de pomme de terre cuite (et pas comme moi des rondelles bien trop épaisses), de la feta et les herbes ou poireaux.

Enfournez 15 minutes.

mardi 14 août 2012

Tarte sablée et crumblée de pêches ou de poires, façon Makanai

Alors oui, la tribu Makanai nous offre grâce à Florence de superbes propositions aux intolérances alimentaires. Je n'ai pas encore parlé de son livre, "Les intolérances alimentaires, cuisinez gourmand autrement", véritable bible en la matière mais déjà en suivant son blog vous aurez et des recettes alléchantes et des dossiers très complets sur les intolérances, les substituts au gluten, aux oeufs, au lait de vache ainsi que de très belles propositions pour une alimentation vivante et biologique. Bon, vous l'aurez compris, je suis une fan, en plus, les billets sont extrêmement complets et plein de tendresse, nous avons toujours l'impression d'être invité à sa table.

Alors à ma table, pas de souvenirs de grands-parents mais bien une impression d'amitié... les éloignées... tous ces petits mots offerts au fil du temps qui donnent une douce chaleur sur les épaules. Merci Flo (et merci aux autres)!

Pour une petite tarte aux pêches (sinon rajoutez un chouïa de quantité pour la pâte)
pour la pâte:
200g de farine
1 pincée de sel
80g d'huiles (comme Flo mi-colza, mi-olive)
2 cuillerées à soupe de lait
2 cuillerée à soupe de sucre
1 cuillerée à soupe de graines de nigelle (pour Flo de la fève tonka)
 pour la garniture:
5 ou 6 pêches (ici des plates, miam)
30g de sucre (beaucoup moins que la recette originale)
30g de beurre 1/2 sel
2 cuillerées à soupe de farine

Je vous laisse suivre la guide. La pâte sablée est très ludique et inratable: à faire avec des enfants!
Et la tarte, excellente! La preuve, je la décline... 


Pour la tarte sablée et crumblée aux poires, remplacer juste les pêches par 4 à 5 poires mûres (mais pas blettes).


lundi 13 août 2012

Fanes de radis à l'indienne

Bon, j'ai déjà quelques recettes avec les fanes de radis mais une de plus ne fait pas de mal. En soupe, avec des pommes de terre, avec des cosses de petits pois, en faux preboggion, plus crémeuse aux algues et carnée. En pesto pour la viande ou le poisson. En crêpes.
Et cette fois-ci en mélange crémeux, recette adaptée du livre "Recettes végétariennes de l'Inde" de Kiran VYAS. Je ne vous expliquerais pas cette fois l'art du vaghar, fantastique! Juste dire ici de dorer tous les ingrédients qui le compose.


Muli bhaji kadhi:
1 botte de fanes de radis
1 petit suisse
3 fois la quantité du petit suisse en eau
1 cuillerée à soupe de flocons de pois chiches
1 cuillerée à café de gingembre frais râpé
1/2 cuillerée à café de curcuma
un  peu de sel

vaghar:
1 cuillerée à soupe d'huile de sésame
1 cuillerée à café de graines de moutarde
1 gousse d'ail
1/2 cuillerée à café de graines de cumin

Faites dorer le vaghar dans une grande poêle. Lavez minutieusement les fanes, hachez-les grossièrement. Ajoutez-les avec le vaghar.

Mixez le petit suisse, l'eau, les flocons de pois chiches, le gingembre haché, le curcuma. Rajoutez ce mélange aux fanes de radis.

Continuez la cuisson jusqu'à obtenir un mélange crémeux.

dimanche 12 août 2012

Soupe froide coréenne à la Table de Diogène

Loin de la maison j'ai souvent recours aux influences du coin, de la région ou du livre de cuisine acheté ce moment-là (les livres en l'occurrence et j'en reparlerais) mais c'est aussi l'été que je pioche le plus dans les cuisines des blogs chouchous.

Ici le menu était fait par La table de Diogène. En plus de sa touche slow food et fermentation, ses menus coréens, Luna aux fourneaux vous offre plus qu'une recette. C'est une philosophie de la cuisine, une gestuelle inspirée... j'adore ses notions de patience, de plaisir aux produits et son humour!

Pour ses recettes coréennes, j'ai juste doublé les proportions pour une plus grande tablée. Soit une sorte de soupe de gô (purée de fèves de soja) glacée et des galettes d'okara (pulpe de soja), pour plus d'information c'est ici.

Bain glacé de pâtes asiatiques au soja jaune (Kongouksou):
200g de soja jaune
200g de vermicelles asiatiques et nouilles chinoises
60g d'amandes entières
1 concombre
2 tomates

Sachez qu'il vous faudra peut-être essayez plusieurs chinois et tissus de filtre. Pour nous, la troisième solution fut la bonne, laissant couler et le jus et un peu de cette crème.
Le reste est facile, vous verrez.

Et puis nous avons aussi préparé nos galettes d'okara améliorées:

Galettes d'okara (avec les proportions doublées du bain glacé):
la pulpe de soja et d'amandes restante
2 petites carottes
1 oignon nouveau
1 jeune poireau
du persil
2 cuillerées à soupe de miso
3 oeufs
de la farine

Le tout mixé et avec assez de farine pour former une boule collante mais qui reste formée. Faites les frire dans un peu d'huile.

Risotto aux salicornes

Les marais salants n'étant pas loin de notre maison de vacances, la récolte des salicornes est hebdomadaires près des marais laissés en jachère (ou abandonnés).
Selon votre quantité de salicornes crus et le choix de l'alcool, optez pour la version riz et salicornes uniquement (pour 200G de riz un gros bol de salicornes hachés) avec un vin doux, ou riz, salicornes et potimarron avec un autre alcool (aussi, par exemple, kombucha).


Risotto aux salicornes:
200g de riz arborio (ou rond)
1 grosse poignée de pouces tendres de salicornes (ou 3 grosses poignées)
(1/4 de potimarron facultatif)
1 oignon
1 litre de bouillon de légumes
1 verre de mirin
un peu d'huile d'olive

Réchauffez votre bouillon de légumes. Émincez l'oignon et dans un peu d'huile, laissez-le devenir translucide. Rajoutez le riz et faites le dorer. Lavez et hachez les salicornes.

Quand le mélange s'assèche, rajouter le verre de mirin (ou d'alcool). Laissez évaporer l'alcool. Et rajoutez louche par louche le bouillon en mélangeant consciencieusement et en attendant complète absorption entre chaque ajout. A la seconde louche, vous pouvez rajoutez le potimarron et sa peau coupé en petits cubes (il ne s'effrite pas à la cuisson à l'inverse des autres courges). A mi-cuisson, ajoutez 1/3 du bol de salicornes hachés.

A la fin de cuisson, rajoutez le reste des salicornes.

Ne pas se voiler la face (de cochon)

Bon! Allez un billet pour les carnivores!
J'aime beaucoup découvrir des produits. Une nouvelle céréale, parfait; un nouveau légume, que demandez de mieux; une nouvelle algue, quelle soit la bienvenue. Je fouille partout dans les livres et les autres cultures pour découvrir des saveurs, des épices, des associations.
Parmi les derniers centres d'intérêt, en plus de toutes les saveurs d'ailleurs, fut les produits de l’ile d'OKINAWA. Pourquoi? Pour l'aura des centenaires peut-être... pour un dernier soupçon de restriction cognitive (ou plutôt se faire la publicité des produits "trésors"). Alors voilà, parmi le goya (margosse), le raisin de mer (algue caulerpa lentillifera) et d'autres produits japonais, il y a la consommation de porc... et plus particulièrement de cartilage... soit la face de porc.

Alors quand le charcutier du coin est un des meilleurs artisans, que la maman est adepte, le petit loup intéressé, le papa absent (bah oui... il mange du porc mais tout de même une face de cochon c'est dûr!), nous avons tenté la demi-face de cochon.
Elle était mariné dans des légumes et cuites par le charcutier, la vieille nous nous étions déjà fait les dents sur une oreille. Et là, réchauffée nous avons mordue dans la face.

J'ai toujours été partisane de savoir d'où venait ce que nous mangions. A 50/70 % végétariens, selon les membres de la famille, nous avons aussi pris le pli d'acheter le plus possible l'animal complet: le poisson entier, le poulet avec tête et pattes... bon nous n'avions pas acheter une demi-vache ou un demi-cochon ou même un cuissot de jambon cru. J'avais aussi vu courir les cailles que je mangeais petite, l'oie qui avait été appelée Vanessa par notre hôte avant de m'offrir son foie (et la souffrance d'être engraissée) pour le foie gras.
Alors oui, faire face à notre caractère carnivore. J'ai souvent du mal, de plus en plus aussi, c'est pourtant important. Le risque était, selon le papa, de dégoûter le loupiot! Et bien c'est mieux que de lui mentir, et s'il devenait végétarien par choix, je serais faire! C'est autant l'acte de manger, une leçon de chose et un début de réflexion sur le végétarisme.

Le petit loup s'est fait vorace et a adoré la face de cochon. Ma maman et moi n'avons pas réussi à faire les fières longtemps. Pas chasseuses pour un sou, plus végétarienne que le reste de la famille, nous remerciions le cochon pour ce qu'il nous offrait mais le lutin lui mangeait en nommant chaque partie: " - Je peux avoir encore plus de groin, d'oreille, de joue - Il n'y a pas d'oeil?". Dur, dur, encore plus que de tuer les homards.

Bon, c'est à vous de voir. En tous cas, c'est bon la face de cochon, un peu cartilagineux pour certaines parties mais excellent!
Et si jamais la face (ou la demi) est trop pour vous, vous pouvez tenter une oreille, telle que... ou allez c'est parce que je suis sympa, en salade portugaise par exemple et c'est par là.

mercredi 1 août 2012

Halva à la banane

Ma maman, végétarienne depuis 20 ans à quelques exceptions près, préparait beaucoup de plats indiens. C'était les recettes les plus accessibles surement... ainsi les saveurs de l'Inde et du Japon, par la macrobiotique, font parti de mon palais. Les douceurs n'étaient pas souvent de la partie mais les halva ont toujours été des petites merveilles dégustées comme un présent.
Je ne me rappelais plus de celui-ci, pourtant une recette récupérée il y a très longtemps... peut-être aussi parce que je n'aimais pas le goût de la banane mûre, même cuite si trop mûre. Ce matin, quand l'halva m'attendait tout tiède je n'ai pas boudé mon plaisir... la différence peut-être d'avant: le choix de bananes mûres mais pas noires!



Halva à la banane:
4 bananes mûres mais pas noires
1:4 verre de semoule
2 cuillerée à soupe de ghee
1 cuillerée à café de curcuma
1 cuillerée à café de cardamomes (4 ou 5 gousses)
3 cuillerée à café d'eau
1 cuillerée à soupe de jus de citron
1 cuillerée à soupe de gingembre en poudre
 amandes ou noisettes (facultatives)

Écrasez les bananes et cuisez-le dans le ghee pendant 5 minutes. Ajoutez la semoule, la cardamome, le curcuma et l'eau, laissez à feu doux en remuant jusqu'à absorption de l'eau.


Quand le mélange s'agglomère en boule, retirez du feu et ajoutez le jus de citron et les noix facultatives. Formez un bloc à découpez à la demande.


Se sert chaud (le meilleur) ou froid! 
Ici dégusté avec des sablés à l'huile essentielle de géranium rosat et un Pai Mu Than (thé blanc)... mais je dois dire, il est presque préférable de garder ces deux douceurs pour des moments différents de tea-time matinal ou anglais... elles en seront que mieux mises en valeur, si parfumées sont-elles.

dimanche 29 juillet 2012

Oreilles de cochon en salade (pour végétariens!!)

Bah oui il s'agit en fait d'une plante grasse à la texture presque cartilagineuse d'une oreille... de cochon. Elle est à glaner près des salicornes, près des marais salants... des feuilles bien vertes, épaisses, nervurés en ligne.
Elle s'appelle aster maritime.



Avec une feuille de chêne, de l'obione, de l'échalote, du basilic et du vinaigre balsamique de poire... miam!


samedi 28 juillet 2012

Mousse de concombre aux salicornes

Bon, allez, c'est vrai ce n'est pas une mousse, ni une tapenade ou une salade... et elle peut devenir smoothie facilement.

Mousse de concombres aux salicornes
1 volume de concombre
1/2 volume de salicornes fraiches (pas en bocal)
de la moutarde
de l"huile d'olive

Épluchez et retirez la partie gorgée d'eau du (des) concombre(s). Coupez-le(s) en fines rondelles. Réservez une ou deux rondelles par personne. Rincez les salicornes en prenant soin de ne garder que les pousses tendres. Réservez une ou deux pousses par personne.

Mixez le tout grossièrement pour un effet aqueux et épais, plus longuement pour un smoothie. Et servez avec les rondelles de concombre et les salicornes restants.

vendredi 27 juillet 2012

Une truffe de mer... non, non pas l'ormeau

Oui, ils sont partis à la glane de truffe de mer, à marée basse, là bas près des rochers. Ils sont revenus avec quelques ramifications d'algues rouge/brun foncé...
Alors oui ce n'est pas de la truffe, mais une algue la laurencia, connue aussi sous le nom de poivre de mer. Mais avec du beurre, miam, on dirait presque des copeaux de truffe!!


Laurencia
beurre
fleur de bourrache pour continuer dans la note marine



samedi 21 juillet 2012

De bonnes adresses sucrées pour les vacances

... je suis pourtant pas forcément sucré mais il n'y a pas à dire, certains artisans sont vraiment des tentateurs et succomber est alors un bonheur sucré doucement ou intensément.

Doucement sucré avec la tarte aux framboises de Frédéric LALOS que je laisse à Paris (une pensée à ceux qui ne partent pas en vacances)


des framboises d'une fraicheur incomparable, un sablé peu sucré et très "sablé" et un crème fouettée très légère et très très loin de celles du commerce.

Plus intensément sucré mais à tenter tout de même par sa perfection, le macaron cassis de Jean-Pierre ETIENVRE, à s'offrir en vacances à Trouville, Deauville et cie.

Un macaron au biscuit parfait,à la croute légère et doucement craquante, au coeur moelleux. Un garniture intense d'une mousse/gelée de cassis...
 de quoi me redonner cette satisfaction que je trouvais au bavarois pur fruits rouges d'un pâtissier de mon enfance!

jeudi 5 juillet 2012

Un gâteau aux pommes et yaourt tout simple, idéal pour un pique-nique

J'avais envie de gâteau souple, aérien, aux fruits, un de ceux que l'on peut partager même sans couteau, un qui contient aussi du fruit, en quantité.

Alors j'ai repris la base simple du gâteau au yaourt, avec 3 pommes...

*photos de Sophie

J'aurais pu le faire pour eux, courant et se défoulant... je l'ai fait quelques jours après, pour un pique-nique au même endroit... et le lutin a couru, aussi, beaucoup... au soleil cette fois.


Gâteau aux pommes et yaourt:
1 pot de yaourt
3 pot de farine
1 pot de sucre
1 sachet de levure chimique
3 oeufs
1 large rasade d'eau de fleur d'oranger
3 pommes

Préchauffez le four à 180°.

J'ai mélangé par étape, yaourt, oeufs (1 à 1) et eau de fleur d'oranger, puis avec farine et sucre et levure etc... Voir ici pour une méthode (celle de Rose) qui donne tout son plus à la recette simplissime.

J'ai mélangé les cubes de pommes au reste délicatement avant de mettre dans le plat et d'enfourner.