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jeudi 22 mars 2012

Dernier visionnage possible d'un menu Kaiseki

Il ne nous reste peut-être qu'aujourd'hui pour voir ou revoir le cheminement vers un menu Kaiseki. Encore des envies de livres...

*source

En partant des dessins monochromes du chef japonais Hirohisa KOYAMA, nous entrons dans les subtilités de sa cuisine. Des bons produits de saison, de bons ustensiles, des hommes derrière, des passions, des respects... et au final des hommes en cuisine.



Pour en savoir plus sur ce chef, n'hésitez pas à lire ce billet et son art du bento ici ou là.

Soit revoir, au fur et à mesure que défilent les plats légers du menu Kaiseki et les gestes de cuisine:
- les baguettes "Koezumi" en cèdre japonais
- le poisson pêché à la ligne et sa "naruto tai" (dorade japonaise)
" Dans la cuisine européenne, on coupe les aliments pour les préparer. Alors que dans la cuisine japonaise, on les coupe pour en faire ressorti le goût. Le gout ne s'obtient pas en faisant cuire les aliments mais en les coupant."
- les couteaux japonais permettant au poisson "de déployer son gimi", le goût qui se déploie que pour les amateurs éclairés
- la transmission des savoirs
- la cuisson du riz
- le choix du riz, du daïkon, de l'agrume sudachi au degré d'acidité très élevé et du wasabi
- le pilonnage du mochi
- son école de cuisine HEISEI avec la raison d'être de la cuisine japonaise: offrir le bonheur intérieur
-les couteaux Takumi de l'artisan Takeshi HAREMA

"Il vaut mieux s'habituer qu'apprendre. C'est peut-être un peu difficile à comprendre mais cela veut dire que s'il est bien-sur important pour touts d'apprendre, il est encore plus important de mettre en pratique, de retenir ce que l'on apprend en se mettant à l'ouvrage."
nous indique ce maître coutelier.

samedi 6 août 2011

A s'en lécher les babines... en suivant une fée

Cela fait quelques années que je suis son blog. J'aime ses univers, ses inspirations. J'aime le foisonnement et la poésie de ses billets. J'aime ses bijoux de l'autre côté du miroir.
Mais aussi j'aime ses inspirations et émerveillements gourmands.

Dans les Carnets de Sa Marraine la Fée, j'y trouve des merveilles et là je voulais les noter, pour les faire partager, pour que je les retrouve, aussi... parce que dans toutes ses merveilles, il n'y a pas de tiroirs, ou si, mystérieux et labyrinthiques. Il y a juste à regretter que certaines de ses images aient disparues.

*source montage sa Marraine la fée (Mugs : Kevin Van Aelst/ Tasse : John Lumbus)

Alors oui, je m'échappe, pas assez souvent mais là avec le billet ce sera plus facile, dans ses rendez-vous autour d'un thé, d'un café, d'une bouchée sucrée. Il y a de la vaisselle, des gâteaux, des gourmandises, des invités prestigieux, de la magie, de l'émerveillement, de l'enfance. Il y a n côté british, féérique, ludique dans tous ses Tea-Time.

*source montage sa Marraine la fée (Photos : Mikkel Vang)

Et puis quel plaisir de succomber à la convivialité mise en scène, à la saisonnalité des repas et au plaisir de profiter de l'extérieur avec ses piques-niques.
Ou alors perdez-vous dans les délices et merveilles.

dimanche 5 juin 2011

S'inspirer des centres d'intérêts d'un petit d'homme pour qu'il mange

Dernièrement j'ai fait un tian ressemblant étrangement à la ratatouille de ce cher Rémi, le rat du dessin animé "Ratatouille". C'est assez souvent que je tente de rapprocher un repas avec un centre d'intérêt de notre lutin. Il n'a pas grand appétit, et surtout, aucun menu n'est capable de nous assurer son appétence.
Alors pour l'aider à manger avec appétit, pour l'aider dans ce moment qui apparait quelque fois comme une épreuve, je peaufine certains menus ou change continuellement mes recettes pour le tenter dans une autre proposition du même produit. C'est souvent l'ambiance du repas qui garantit son appétit. Il faudra d'ailleurs que l'on regarde mieux cet aspect.

*source

Alors oui un tian/ ratatouille, comme une soupe de ramen de "Ponyo" ou faire ensemble la cuisine.

Tian de légumes:
5 tomates environ
2 courgettes environ
huile d'olive
basilic
ail

Coupez en très fines lamelles les courgettes et en lamelles moyennes les tomates. Alternez dans un moule beurré 3 lamelles de courgettes, une lamelle de tomate. Émincez l'ail et ajoutez le.

Aspergez d'huile d'olive et ajustez une feuille de papier sulfurisée sur le dessus du plat rond. Tout est une question de pliures pour couper le rond.

Enfournez pour 50 minutes environ à 180°C.

C'était une des possibilités, vous en avez d'autres ici une version plus ratatouille avec sa sauce tomate, cette interprétation doit être un délice et il paraitrait qu'il ne s'agit en fait pas d'une ratatouille mais d'un confit Byaldi.

*source images du dessin animé (selon une recette de Thomas KELLER)

***
D'autres jours, ce sont les Miyazaki qui nous inspirent: des soupes aux nouilles ramen selon Ponyo ou des bento façon Omus (Nausicaa). Soit, pour le premier menu, un bouillon avec des lamelles très fines de carottes, quelques oignons nouveaux, un bout de jambon et des ramens pré-cuites. La sauce est quelque fois proposée, sinon un mélange de shoyu et de miel, le plus souvent. ***
ou des envies de brioches à la viande selon "Kung Fu Panda". Il nous suffit quelques fois de faire la cuisine et l'ambiance est là...

des gyoza
***
Il faut croire que mettre la main à la pâte, faire jouer l'imaginaire et dégourdir les mains et les narines donnent de l'appétit.

"Tout le monde peut cuisiner" Auguste Gusteau

*source "Ratatouille" de Walt Disney

lundi 31 janvier 2011

La boulange

*source Jean Siméon CHARDIN

"Il retirait de la fabrication de sa nourriture un sentiment d'ordre esthétique. Obtenir un pain parfait, fendu de craquelures blondes sur une croûte où les ocres se nuançaient en camaïeux de brun, relevait de la création picturale. Pour arriver à la miche idéale, il avait en tête les tableaux de Van Ryck ou de Chardin dont il se souvenait. Il usait de jaunes d'œufs, de températures de cuisson, d'un chiffon humide pour retrouver la représentation qu'en avait donnée les grands peintres. Contrairement à eux, qui avaient imité la nature, il fabriquait du naturel à partir de l'image qu'ils en avaient tirée et la satisfaction visuelle se doublait du plaisir des narines quand il ouvrait la porte de son four et que l'odeur de boulangerie lui sautait au visage."
(extrait de "Une lointaine Arcadie" de Jean-Marie CHEVRIER)

lundi 19 avril 2010

Cuisine de toutes les mers du monde

Je suis passée à la criée il y a un certain temps, quel bien m'en a pris, et j’avais déniché sur un étalage ce livre, tout frais, qui sentait bon la mer et les ailleurs. Il m’avait déjà fait de l’œil, de cet œil luisant, bombé, d’un tout nouvellement pêché, quand je l’avais vu sur le blog de son auteure. Vous vous rappelez, je parlais de son blog ici.

Le voilà parmi mes meilleures pêches : « Ma cuisine de toutes les mers du monde » de Anh GLOUX, un livre qui allie cuisine, voyage, littérature et art, que demander de plus.

Par générosité, Anh nous offre quelques recettes et ses illustrations pleines de fraicheur et de fantaisie, par exemple sa salade d'encornets ou son lieu noir en croquettes (d'ailleurs celle-là, je ne l'ai pas vu dans le livre?!...). Moi, je m'en suis inspirée tout l'été dernier et j'ai adoré ces alliances exotiques.

Au début, il y a aussi de quoi se renseigner sur la faune comestible des mers, comment acheter, choisir, conserver. Les différentes méthodes de cuisson aussi apportent leur touche d'inventivité: j'adore!!!

"Lorsque je mange des aliments traditionnels, je sais qui je suis", Parole d'Inuit

Il me manque encore ses assiettes de présentation mais maintenant qu'elles sont en magnets (lien source de l'image), je crois que je tiens le bon bout...