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lundi 7 janvier 2013

Ozoni à ma façon pour fête le Nouvel An comme au Japon

Quelques menus reviennent dans nos assiettes mais je continue encore à ouvrir notre palette de saveurs avec d'autres plats. Alors effectivement je saute sur l'occasion des fêtes pour découvrir un plat d'ailleurs.
Ici pas de découverte en tant que tel car je préparais déjà ce bouillon il y a quelques années mais pour la première fois j'ai suivi une recette... ou à peu près et une fête, Oshôgatsu. La recette originale de Kaori ENDO, de son livre "Japon, cuisine intime et gourmande" dont je parle là, est la version de l'est du Japon à base de mochi rectangulaire et soufflé et assaisonné par du shoyu, celle de l'ouest étant avec du mochi rond et cuit à même le bouillon et il est assaisonné de miso et non de shoyu.
Mes variations sont nombreuses, déjà un mixte est/ouest, avec du shoyu mais du mochi fondant et rond, puis je n'ai pas utilisé les mêmes produits:
- pas d'épinard mais de la roquette,
- pas de champignon parce que l'homme en a une overdose (tous les 15 jours au menu...), oui, oui, vous en verrez dans les ingrédients mais je ne me suis servi que de leur "infusion", parce que je ne trouve aucun intérêt gustatif aux champignons noirs et que je n'en avais pas d'autres
- pas de daikon mais du radis noir
- pas de crevettes mais un autre produit de la mer, des œufs de lompe


Ozoni à ma façon pour fêter Oshôgatsu:
pour 4 personnes:
pour le dashi:
10cm de kombu
4 ou 5 champignons noirs
1 cuillerée à soupe de bonite
1 litre d'eau
pour la "garniture":
2 filets de poulet
8 mochis
70g de roquette
1 carotte
1/4 de radis noir
4 cuillerées à café d’œufs de lompe
3 cuillerées à soupe de mirin
2 cuillerées à soupe de shoyu
1 cuillérée à café de ponzu yuzu

Pour le dashi: laissez tremper l'algue kombu et les champignons dans l'eau. Portez à ébullition, juste avant retirer le kombu et rajoutez la bonite. Lorsque la bonite tombe au fond, retirez du feu et filtrez.

Émincez le poulet en petits morceaux. Coupez la carotte et le radis noir en fines lamelles. Dans le dashi, faites cuire les légumes, le poulet, le mirin et rajoutez les mochis ronds.

Lorsque le poulet est cuit, ajoutez le shoyu et le ponzu yuzu. Servez dans chaque bol la garniture, ajoutez dessus le bouillon et rajoutez la cuillerée d’œufs de lompe.

dimanche 15 avril 2012

Je cuisine japonais... par les livres

J'ai commencé à acheter des livres de cuisine pour savoir faire avec des produits encore peu conventionnels dans la plupart des foyers. J'avais bien à hauteur de mains les livres de ma mère sur la macrobiotique mais souvent, avec des recettes authentiques, il y avait aussi une manière de mettre des céréales complètes et le moins d’assaisonnement possible qui me laissait froide, voire même glacée à l'époque... depuis je les relis en y trouvant mon compte.
C'était aussi pour répondre à une demande d'exotisme permettant d'utiliser encore plus et avec de plus larges propositions les légumes, principaux ingrédients de mes plats.
Mais il y a aussi nombre livres de cuisine japonaise. Un seul aurait suffit. Et bien non! Parce que les bases et ingrédients sont différents et parce que, en couple et pas encore parents, nous avions nos habitudes en matière de "cantine japonaise". Mais les moyens financiers ne sont pas si extensibles, surtout avec un enfant et une maman au foyer. Alors j'ai proposé à l'homme d'investir pour qu'à la maison, cela devienne aussi bon qu'au restaurant... japonais.
Alors non, je n'égale pas les merveilleux restaurants de cuisine familiale et authentique mais les résultats sont savoureux. Alors oui, nous avons plusieurs références en culinaire japonaise.

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Je commencerais par les livres spécialisés en ingrédients japonais, véritables bibles d'un aliment: les algues ici, le tofu , j'espère un jour le miso . Il y a aussi les livres plus accessibles:

Ceux de Cléa, Claire CHAPOUTOT, présentent un aliment, quelques astuces et permettent de mettre en bouche un aliment. Ces livres ne sont que des débuts et ont tendance à offrir une vision "biologique" (soit des associations quelques fois peu adaptées aux non-initiés) mais ils ont la valeur de bien démocratiser des ingrédients:

- "L'agar agar" de Cléa est un très bon compromis pour entrer dans l'art de manier cette délicate algue "fashion" pour ses vertus coupe-faim. Là pas d'idée de régime mais bien les bases pour obtenir différentes textures: flans, crèmes, mousses, gelées, terrines, confitures et liant dans les gâteaux. C'est un de mes livres préférés de cette auteure: il est bien complet, les recettes sont savoureuses et offrent des variations.

- "Les ingrédients japonais" de Cléa présente quelques produits trouvables en France en magasin bio. Il permet de se familiariser avec le miso, le tofu, la sauce soja, le sésame ou certains légumes japonais (kabocha, potimarron, ou satsuma imo, patate douce) entre autres. Puis suivent quelques utilisations, la base étant indiquée aussi. Les recettes sont d'inspiration diverse pas forcément nippone. C'est un bon début pour incorporer quelques nouveaux aliments à une cuisine bio et végétarienne.
J'ai mes chouchous aussi dans ce livre: la salade de carotte et la patate douce à la crème de tomates séchées.

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D'autres livres présentent une entrée en matière.

- "Cuisine sans frontières, Japon" est le premier que j'ai reçu. J'ai eu du mal à l'utiliser au départ. Peut-être parce que les recettes se suivaient sans vraiment d'explication: une présentation des ingrédients, une présentation de l'atmosphère et puis zhou pour les recettes, imagées mais cela restait froid. Et pourtant ce livre offre des recettes authentiques et faciles.

- "Mes petits bento sains et gourmands!" de Laure Kié a été mon petit chouchou longtemps. Ici il est question de recettes rapides, familiales et permettant de manger les plats froids. Avec certaines recettes bien japonaises, il y a aussi des recettes de salades plus conventionnelles. C'est une belle première approche de petites astuces: des desserts à l'agar agar, des vinaigrettes solides, des brochettes de légumes, des onigiri, des pickles, des omelettes japonaises. Certains bentos sont chinois, d'autres de saison ou encore par couleur. Il y a même quelques idées Kaiseki. Beaucoup de légumes, un peu de poisson et peu de viande.

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Et puis maintenant les livres encore plus complets. Ce sont trois propositions de cuisine familiale et le résultat est toujours magnifique. Ces recettes sont réalisées souvent par leurs auteures et cela se sent! En plus, il y a beaucoup d'anecdotes, de petites confidences qui rendent les plats comme le résultat d'un partage.
Si l'adéquation d'un livre avec son lecteur/cuisinier se matérialise par au moins 3 recettes faites et reprises souvent, ces trois livres rentrent dans la catégorie. Chaque semaine, au moins une recette d'un de ceux-ci est préparée.

- "Ma petite cuisine japonaise, naturelle, simple et saine" de Laure KIE (encore elle) est une alliance entre des traditions familiales japonaise et française (méditerranéenne).
La part belle est faite aux légumes, poissons, riz, œufs et tofu avec des distinctions occidentales du repas. Les soupes sont magnifiques, bien japonaises ou juste avec une touche comme notre soupe très fréquente de citrouille, saisie à l'huile de sésame et au sel, puis trempée d'eau à laquelle où rajoute de la coriandre fraiche à la fin et des graines de sésame.
Question poisson, il y a aussi de très belles propositions: poisson blanc au pastis ou saumon mariné au shoyu.

- "Harumi KURIHARA dans votre cuisine" apporte la touche carnée. Une bonne place est donné aux grillades ou fritures. C'est une de mes bases quand des invités omnivores (à tendance carnée) viennent manger à la maison. Les sauces sont presque toujours salée/sucrée.
En plus des protéines mises en valeur, les accompagnements des légumes en font un plat gourmands et presque principal surtout pour les haricots verts, champignons, cressons ou épinards qui sont souvent proposés natures chez nous.

- "Japon, cuisine intime et gourmande" de Kaori ENDO est une virée authentique dans une famille. C'est une réelle immersion dans les saisons, les fêtes et les repas préférés. Il met aussi l'accent sur de produits plus atypiques: les plantes sauvages, les fruits de mer.
A chaque fois, Kaori ENDO nous parle de son pays, d'une saison mais aussi du contexte familial du plat. Les conseils de sa maman, après chaque recette, sont aussi un plus.
Les plats sont aussi des protes ouvertes sur des variantes.

Et moi, je vais me préparer pour une semaine de bento...


mardi 20 mars 2012

Une sorte de Chikuzen

J'essaye de plus en plus de faire de la cuisine japonaise, parce que notre grand plaisir et de commander japonais quand j'ai la flemme de cuisiner. Mais voilà, le budget est anéanti très vite, alors peu à peu je cuisine familial, je fais recette après recette pour me sensibiliser aux principes de base, pour réussir à cuisiner chaque soir, rapidement et plus sainement que de sortir une pizza du congélateur.
J'ai ainsi piochée la base de celle-ci dans un livre très bien fait et savoureux pour ceux qui cherche à faire comme là-bas: "Japon: cuisine intime et gourmande" de Kaori ENDO. Voici ma version, avec les légumes racines que j'avais. Je n'ai retrouvé que des lamelles de racine de lotus mais il aurait fallu du konnyaku (sorte de paquet gélatineux que j'avais acheté une fois, mangé sans être bien préparé et cru être bon pour ne plus jamais voir ma cuisine, avant que Luna en parle là). Je l'ai remplacé par du vermicelle de riz.

Chikuzen (légumes racines au poulet):
2 escalopes de poulet
1 carotte
2 topinambours
1 dizaine de lamelles de racine de lotus séché
1 poignée de lamelles de shiitake séchés
1/2 patate douce
2 cuillérée à soupe de shoyu
1 cuillérée à soupe de sucre
1 poignée de vermicelle de riz
2 cuillerées à soupe de mirin
1 cuillère à café d'huile de sésame

Mettez les shiitake et les racines de lotus dans de l'eau chaude et laissez réhydrater une bonne 1/2 heure. Dans un autre bol, mettez le vermicelle de riz dans de l'eau tiède et patientez.

Coupez le poulet en morceaux. Dans une petite casserole, mettez 2 verres d'eau avec le mirin et portez à ébullition. Rajoutez le poulet, laisser cuire 3 minutes et écumez. Rajoutez le shoyu et le sucre, laissez cuire encore 10 minutes.

Epluchez les légumes et coupez-les en biais en tournant jusqu'à l'autre extrémité. Faites les briller dans l'huile en ajoutant le vermicelle de riz en gardant le jus pour plus tard. Quand cela commence à dorer légèrement, ajoutez les shiitake, les racines de lotus, leur eau de trempage, le jus de cuisson du poulet sans y mettre les morceaux. Laissez cuire une quinzaine de minutes (à couvert si peu de liquide, à découvert autrement).

Rajoutez le poulet et laissez mijoter encore 5/6 minutes.

mercredi 13 avril 2011

Série de Shiroaé (blanc tofu sur vert cresson, arroche)

Depuis que j'ai vu cette recette effectuée par la chef japonaise Kaori ENDO, elle est devenue fidèle à ma cuisine. Dès qu'un légume feuille au goût délicat est acheté et que je souhaite le conserver et le mettre en valeur, je le cuisine de cette manière. Vous trouverez la recette originale là.

Shiroaé de cresson:
250g de tofu japonais (souple et blanc)
1 belle botte de cresson
du sésame blond et noir
du shoyu
du shimaya konbu ponzu (sauce de soja, jus de yuzu, jus de kombu et vinaigre entre autre)
1 cuillérée à café de sucre
1 pincée de sel

Torréfiez à sec les grains de sésame puis écrasez-les dans le suribachi avec le sel et le sucre. Ajoutez le tofu et les sauces et malaxez bien.

Faites blanchir la botte de cresson dans l'eau bouillante salée. Je mets les tiges les premières et quand le cresson s’affaisse, je le plonge avec les baguettes de cuisson (un vrai plaisir et une meilleur possibilité de mélanger les feuilles). Quand les feuilles deviennent souples, égouttez le cresson consciencieusement et découpez-le aussi ardemment en tous petits morceaux.

Mélangez le tout dans le suribachi (attention, il peut être trop petit) et servez immédiatement (hors du suribachi).

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J'avais aussi profité des arroches glanées pour combler ma maman.

Shiroaé d'arroches:
belles feuilles d'arroche (une très grosse brassée) en gardant les très jeunes pousses pour une salade
250g de tofu japonais (souple et blanc)
du sésame blond et noir
du shoyu
1 cuillérée à café de sucre
1 pincée de sel
Même recette!

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et ce midi un shiraoé de cresson aussi avec un fin de repas une reine des mangues: une sablée (ou mangue sable) du Vietnam. A maturité, comme ça... la prochaine fois je ne me jetterais pas dessus, je la cuisinerais en souskaï (fruits verts, mangue, en apéritifs antillais) comme là.